| Le fonctionnement
du C.E. 1 L’organisation
matérielle
a) Local et matériel
b) Correspondance et téléphone
2 La subvention de fonctionnement
3 Le règlement intérieur
4 Le bureau
a) Le bureau du comité
b) Le président
c) Le secrétaire
d) Le trésorier
5 La gestion
a) Budget
b) Trésorerie
c) Patrimoine
d) Bénéficiaires
e) Gestion du socio-culturel
f) Comptabilité
g) Plan comptable analytique
1 L’organisation matérielle
a) Local
et matériel
Le chef d’entreprise met à la disposition du
comité un local aménagé et le matériel
nécessaire à l’exercice de ses fonctions.
Tous les membres du comité doivent avoir
libre accès à ce local, qu’il s’agisse
des titulaires, des suppléants ou des représentants
syndicaux au comité.
Outre l’accès au local prévu pour ses
réunions, le comité doit pouvoir accéder
aux locaux destinés aux oeuvres sociales.
b) Correspondance
et téléphone
Les lettres arrivant à l’entreprise et
destinées au comité, qu’elles
soient libellées au nom personnel du secrétaire
ou avec la seule mention «Comité d’entreprise»
ou «M. le secrétaire du comité d’entreprise»,
doivent être remises sans délai et non
décachetées au secrétaire, puisque
c’est lui qui assure «l’administration»
courante du comité.
Dans le cadre de leur mandat, le secrétaire et les
membres du comité ont le droit, sans que l’employeur
puisse s’y opposer, de recevoir des communications
téléphoniques, selon des modalités à
définir en commun pour ne pas gêner le bon fonctionnement
de l’entreprise.
Le comité peut faire installer dans son local une ligne
téléphonique directe.
2 La subvention de fonctionnement
Le chef d’entreprise verse au comité
une subvention de fonctionnement d’un montant annuel
équivalent à 0,2% de la masse salariale brute
; ce montant s’ajoute à la subvention
destinée aux activités sociales et culturelles,
sauf si l’employeur fait déjà bénéficier
le comité d’une somme ou de moyens en personnel
équivalents à 0,2% de la masse salariale brute.
Le versement de 0,2% est obligatoire. Le
montant de cette subvention ne saurait être diminué
par accord, par contre des dispositions plus favorables peuvent
être mises en oeuvre par voie conventionnelle.
Pour ce qui concerne les modalités de versement de
la subvention dans le temps, l’employeur peut verser
au début de l’année le montant total de
la subvention mais qu’il n’y est pas tenu. Il
peut effectuer plusieurs versements étalés dans
le temps, sous réserve toutefois qu’ils permettent
d’assurer un fonctionnement normal du comité.
Le versement de la subvention de fonctionnement est une
obligation légale à laquelle l’employeur
ne saurait se soustraire. En aucun cas il ne peut récupérer
les sommes non utilisées par le comité au cours
d’une année, ou les déduire du montant
de la subvention de l’année à venir.
Les sommes restant au comité d’entreprise au
titre de la subvention de fonctionnement ne peuvent pas être
transférées sur le budget des activités
sociales et culturelles et utilisées au profit de celles-ci.
Elles constituent une provision dont le comité disposera,
le report sur l’année suivante s’effectuant
sans condition ni limitation.
EMPLOYES DU COMITE
Les CE peuvent demander à des personnes extérieures
de les aider. Attention, ils peuvent être de deux sortes
de comité dans l’un ou l’autre cas n’a
pas les mêmes droits et devoirs.
Personnel détaché
Les CE d’importantes entreprises peuvent faire appel
à du personnel fixe. Ils doivent négocier et
conclure un accord avec l’employeur pour que celui-ci
détache auprès de lui un ou plusieurs employés.
Il faut bien préciser les termes de l’accord
autrement la direction pourrait déduire les salaires
du 0,2 %.
Ce personnel rémunéré par l’entreprise
ne peut être licencié par le CE bien que travaillant
sous son autorité.
Personnel engagé
Le CE peut avoir son propre personnel rémunéré
sur le budget de fonctionnement.
Ce personnel n’a aucun lien de droit avec l’entreprise.
Le CE devient employeur, paie les charges sociales et peut
licencier.
La présence d’une secrétaire se révèle
bien utile. Elle assure les permanences et libère des
élus des tâches administratives qui pèsent
lourd. L’aide d’un comptable n’est pas un
luxe. Plusieurs petits CE peuvent se regrouper sous forme
d’association pour salarier un ou plusieurs personnes.
Chaque CE versera une cotisation en fonction de ses besoins.
Enfin le recours au bénévolat reste possible.
Des personnes de l’entreprise ou extérieures,
comme les retraités peuvent aider le comité.
Elle ont libre accès au local.
3 Le règlement intérieur
Le comité détermine, dans un règlement
intérieur, les modalités de son fonctionnement
et celles de ses rapports avec les salariés de l’entreprise,
pour l’exercice de ses missions.
Il s’agit d’un document propre au comité
et distinct du règlement intérieur de l’entreprise.
Ce document est préparé en commun par les
membres du comité et adopté par un vote. Il
peut être modifié de la même manière
à tout moment. Il n’est pas soumis au contrôle
de l’inspecteur du travail. L’employeur peut prendre
part au vote sur l’adoption de ce règlement.
Le projet de règlement intérieur doit être
soumis aux délégué du personnel, à
défaut de comité d’entreprise.
La consultation des représentants du personnel est
également requise en cas de modifications ou de retrait
des clauses du règlement intérieur.
Avis ne signifie pas autorisation, l’accord des délégués
du personnel n’étant pas requis préalablement
à l’entrée en vigueur du règlement
intérieur. Le règlement intérieur, accompagné
de l’avis des délégués du personnel,
est communiqué à l’inspecteur du travail.
Si l’inspecteur du travail décide le retrait
ou la modification d’une disposition, sa décision
est communiquée pour information aux délégués
du personnel. (Article L.1321-4 et L.1322-1).
4 Le bureau
Le comité d’entreprise est présidé
par le chef d’entreprise ou son représentant.
Il est procédé par le comité à
la désignation d’un secrétaire pris parmi
les membres titulaires.
La désignation du secrétaire constitue bien
une élection : conformément au droit coutumier
électoral, en cas de partage de voix entre les candidats
à ce poste, celui-ci doit revenir au plus âgé
d’entre eux.
Le secrétaire arrête, conjointement
avec le chef d’entreprise, l’ordre du jour des
réunions du comité et établit les procès-verbaux
des délibérations.
Il a également pour rôle d’organiser les
travaux du comité et d’assurer les liaisons entre
le comité et le chef d’entreprise et entre le
comité et le personnel.
Enfin, il veille à l’exécution des décisions
prises par le comité, notamment en matière d’activités
sociales et culturelles. Il ne peut appliquer que les décisions
régulièrement prises à la majorité
et ne peut pas imposer ses propres décisions ; ainsi,
se rend coupable du délit d’entrave au fonctionnement
régulier du comité, le secrétaire qui
met à exécution un projet alors que ce projet
n’a pas été approuvé par le comité.
Les articles L. 2327-15 et L. 2327-17 du code du travail
précise que le fonctionnement des CE est identique
à celui des comités d’établissement.
Par contre les règles spécifiques concernent
les CCE, les comités de groupe et les comités
intra-entreprises.
a) BUREAU
DU COMITE
Bien que la loi n’en fasse pas mention, le bureau
du comité est très souvent constitué
par le président, le secrétaire, un trésorier,
un trésorier adjoint ou un secrétaire adjoint.
b) LE PRESIDENT
Le comité est obligatoirement présidé
par le chef d’entreprise ou son représentant.
Il leur appartient de fixer la date de la première
réunion qui suit chaque élection et de convoquer
les élus. Il fixe également, en collaboration
avec les secrétaires, le calendrier des réunions
et établit l’ordre du jour. Enfin il préside
les réunions du comité dont il organise les
débats et garantit la liberté de parole et la
régularité des scrutins.
En tant que président le chef d’entreprise
n’a pas de pouvoir de direction ou de gestion de comité.
Enfin il peut remplir des fonctions en dehors des réunions
du comité et avoir un rôle considérable.
Pour cette raison, il est souhaitable que le comité
vote, dans une de ses premières réunions, un
règlement intérieur précisant la répartition
des tâches entre le président, le secrétaire
et le trésorier.
c) LE SECRETAIRE
Article L. 2325-1du code du travail : "Il est
procédé par le comité à la désignation
d’un secrétaire pris parmi les membres titulaires".
Le secrétaire est désigné par un vote
du comité lors de sa première réunion.
Le chef d’entreprise peut participer à cette
élection selon un arrêt de la Cour de Cassation
qui stipule que la désignation du secrétaire,
simple mesure administrative interne au comité, ne
constitue pas une question sur laquelle les membres élus
de celui-ci aient seuls à se prononcer en tant délégation
du personnel.
La désignation du secrétaire est indispensable
pour le fonctionnement du
comité, mais en cas de partage des voix, la loi n’indique
pas quelle solution adopter. Il est possible de s’adresser
à la justice (juge des Référés
) qui a des positions diverses sur ce point : désignation
du candidat le plus âgé, alternance ente les
deux candidats, désignation d’un administrateur.
Les fonctions de secrétaire sont très importantes.
Il lui appartient d’établir et de signer les
procès-verbaux des réunions, d’en assurer
l’affichage et la diffusion dans l’entreprise,
de veiller à l’application des décisions
prises, de conserver les archives. Il est, de plus, très
souvent chargé des relations avec les tiers, de la
liaison avec le chef d’entreprise et les membres du
comité, d’établir la correspondance. Malgré
l’importance de cette tâche, les secrétaires
des CE ne bénéficient pas de crédits
d’heures supplémentaires. Cependant dans les
entreprises de grande taille certaines conventions collectives
ou accord d’entreprise prévoient une clause attribuant
le crédit d’heures supplémentaires au
secrétaire du comité.
d) LE
TRESORIER
La désignation d’un trésorier n’est
pas prévu par la loi mais s’avère très
souvent indispensable. L’importance des sommes que le
comité peut recevoir ainsi que celle des budgets dont
il a la charge et le contrôle exige la nomination d’un
trésorier.
De nombreux règlements intérieurs donnent
compétence à celui-ci pour signer les chèques
au nom du comité. Il peut être choisi parmi les
membres suppléants et ne dispose légalement
d’aucun crédit d’heures supplémentaires.
5 La gestion
a) BUDGET
Le budget est la traduction en chiffres des grandes orientations
prévues par les élus. Il constitue un engagement
à l’égard de ses choix.
Sans l’établissement d’un budget, le
CE risque d’être soumis aux groupes de pression
souvent minoritaires et de naviguer à vue sans grande
cohérence. A moyen terme, la confiance dont il jouit
auprès du personnel pourrait être remise en cause.
Le budget devrait dans l’idéal être l’objet
d’un contrat tacite liant l’élu à
son électeur.
Les élus doivent nécessairement produire un
bilan de leur mandat à la fin de celui-ci et au terme
de chaque exercice.
Elaborer un budget c’est :
• Evaluer les besoins.
• Consulter le personnel afin de connaître ses
demandes.
• Gérer les postes durables du budget antérieur
( emprunts, amortissements etc.).
• Innover en tenant compte du comportement des consommateurs.
Chaque section ou commission doit présenter un projet
de budget réaliste et argumenté. Il faut :
• Définir la nature et la qualité de
la prestation.
• Calculer le nombre exact de bénéficiaires.
• Etablir en pourcentage le montant de chaque dotation
par rapport à toutes les autres.
• Elaborer une dotation moyenne en fonction de l’activité
du nombre de bénéficiaires.
• Préciser la nature des dépenses :
achat de services, subventions, fournitures, équipement...
Chaque budget partiel est ensuite regroupé dans un
projet général.
Ce projet général, soumis aux élus, peut
être transformé et amendé par eux, avec
l’aide technique du trésorier et de la commission
financière. Il est soumis aux votes, à la fin
de ce processus. Approuvé, il doit être scrupuleusement
appliqué.
Les dotations seront réparties entre les commissions
et sections, dont le nombre dépend des sommes attribuées.
Cette répartition nécessite un point mensuel
de la situation budgétaire (ou trimestriel en cas de
sommes modestes ).
Ce suivi se concrétise par l’établissement
du bilan. Ce document doit comparer les réalisations
et les prévisions afin d’analyser l’importance
des écarts et d’en tirer les conclusions pour
un meilleur contrôle de gestion.
b) TRESORERIE
La trésorerie comporte deux éléments
: les fonds disponibles, en caisse ou sur compte ; les valeurs
mobilières de placement.
La trésorerie ne constitue donc pas le patrimoine
d’un CE. Dans le bilan elle apparaît sous la rubrique
‘’actif circulant’’ aux cotés
des stocks et des créances d’exploitation. Le
patrimoine entre dans l’actif comme immobilisation incorporelle,
il comprend : les biens immobiliers, les terrains, le matériel,
etc.
L’entreprise effectuant ses versements par mensualités,
la trésorerie parait abondante au début du mois.
Cependant, le trésorier s’aperçoit qu’une
fois factures et salaires payés, les découverts
bancaires apparaissent.
Cet écart entre la trésorerie et la situation
bancaire vient de ce que recettes et dépenses ne sont
pas coordonnées. On peut même envisager l’arrivée
d’une série de factures sans que les provisions
financières suffisent à les régler. D’où
les frais financiers, élevés et non budgétisés.
A l’inverse, des encaissements importants peuvent
dormir sur les comptes au seul bénéfice du banquier.
Ces déséquilibres s’estompent par l’exercice
d’une gestion de trésorerie, établissement
d’abord un tableau annuel des prévisions de recettes
et dépenses.
Dès le vote du budget ce document doit être établi.
Lui seul permet de réguler les mouvements de fonds.
Et, en étalant certaines dépenses, d’accroître
la richesse du CE par des classement à court terme
bien adaptés.
Nous rappellerons que la plupart des CE placent leurs disponibilités
financières dans le ‘’fond commun de placement’’(
F.C. loi du 13.7.1979 ). c’est une co-propriété
de valeurs mobilières, actions et obligations ainsi
que de sommes à court terme ou à vue.
Il n’y a pas de personnalité morale, contrairement
à la SICAV qui est une société anonyme.
Les fonds du CE sont souvent investis en obligations à
échéance rapprochée et à taux
variable avec un minimum garanti. Les taux d’intérêts
offerts peuvent atteindre 10 à 12 %.
Les CE ont été amenés à adopter
ces formules de placement sur les conseils d’institutions
financières reconnues comme le Crédit Mutuel,
le Crédit Coopératif ou la Banque Centrale des
Coopératives et Mutuelles. Le bon vieux livret de caisse
d’Epargne existe aussi. On ne peut trouver plus sûr,
mais les niveaux d’intérêts sont limités.
c) PATRIMOINE
Le patrimoine est constitué de biens meubles
(valeurs mobilières comme les actions, obligations,
liquidité ...) et immeubles (locaux, terrains, constructions,
centres de vacances ou de loisirs...).
La non rentabilité du patrimoine du CE se pose à
tout élu soucieux de bien gérer. Les biens immeubles
et structures de loisirs sont trop rarement rentabilisés
au maximum. Ils peuvent l’être si le CE décide
d’ouvrir vers l’extérieur ses installations,
notamment en négociant avec les autres CE, le mouvement
associatif ou les communes.
L’objectif de tout CE doit être aujourd’hui
d’élargir cette politique afin de s’intégrer
à la vie associative de la commune, du département,
de la région. Ouvrir son plan d’eau à
d’autres CE permet peut être l’établissement
d’une base de loisirs. Unir les moyens de plusieurs
CE afin de créer une salle omnisports. Négocier
avec les municipalités l’utilisation éventuelle
des centres de vacances contre d’autres prestations.
Les possibilités sont infinies.
d) BENEFICIAIRES
Connaître la population des ayants-droit,
celle des bénéficiaires réels.
Il est nécessaire de créer un bilan statistique
permettant d’observer les taux de fréquentation,
l’âge, le sexe des ayants-droit.
Un fichier tenu régulièrement à jour
permet d’enregistrer ces données et donc d’améliorer
les services du CE. Si chaque section intègre ainsi
ces statistiques, il est possible de dresser en fin d’année
un véritable bilan social du CE. Naturellement l’informatique
enrichie cette connaissance.
De toute façon, un CE doit avoir ces indications
afin d’améliorer ses
activités et de les réaménager en fonction
des désirs des salariés.
e) GESTION
DU SOCIO-CULTUREL
La loi Auroux officialise les termes ‘’activités
sociales et culturelles’’.
Le CE détient le pouvoir d’en assurer ou de contrôler
la gestion.
Il existe des activités obligatoires : l’aide
au logement, la médecine du travail, les services sociaux
du travail (dans les entreprises d’au moins 250 salariés).
Il existe également des activités non obligatoires
: centres d’apprentissage ou de formation professionnelle,
restaurent d’entreprise, coopérative de consommation,
crèche...
Le CE participe à la gestion des institutions possédant
la personnalité civile, elles peuvent fonctionner à
l’intérieur ou hors de l’entreprise ( associations
loi de 1901, GIE, sociétés coopératives
de consommation ...).
Le CE gère enfin directement toute institution n’ayant
pas d’existence juridique propre, à la condition
qu’elle dépende de l’entreprise.
Chaque fois qu’un CE envisage de créer une nouvelle
activité, il doit :
• Vérifier au préalable
qu’elle constitue bien une activité sociale ‘d’entreprise.
• Définir un statut, de type
associatif ou sans existence juridique.
• Attribuer un budget, en sachant
qu’il devra transférer des crédits si
la dotation globale ne s’accroît pas.
Il va de soi que le CE s’assurera au préalable
de l’intérêt que suscite cette nouvelle
activité au sein de l’entreprise.
Peut-on définir très précisément
les termes ‘’activités sociales et culturelle’’?
Non . Les textes officiels ne le permettent pas. Chaque CE
peut varier à l’infini ces dénominations.
Mais il serait souhaitable qu’ils recherchent un langage
commun.
Champ de la protection sociale et action sociale.
En clair cela signifie :
• Les prêts aux salariés,
consentis par le CE sans intérêt, ou accordés
par un établissement financier par l’intermédiaire
du CE.
• Les secours exceptionnels.
• Les aides diverses : primes, bons
d’achat, cadeaux, aides aux vacances.
• Les retraites : allocations d’un
budget global à une association interne de retraités
de l’entreprise.
• Les mutuelles : participation financière
du CE à la cotisation du salarié, contrôle
de la gestion de la mutuelle de l’entreprise.
• Le logement : contrôle de la
contribution de 0,9 % sur les salaires ou prêt direct
aux salariés. Subvention à des organismes collecteurs
tels que les comités inter professionnels du logement,
les OPHLM (Offices publics d’habitations à loyers
modérés), les SAHLMA ... ainsi que les organismes
autorisés à co-financer la construction.
Il arrive que certains CE consentent des prêts en cas
de refus de financement par le CIL.
• Les formations : séjours linguistiques,
congés-éducation, etc ...
f) COMPTABILITE
La comptabilité n’est qu’ un
instrument au service de votre gestion. Ne perdez jamais de
vue que le non spécialiste doit comprendre et utiliser
vos actes comptables, ordinaires et exceptionnels, aussi bien
que les résultats du bilan annuel.
Les élus, seuls, peuvent définir les choix du
CE.
Le comptable ne les enregistre qu’en termes financiers.
Celui-ci tentera peut être de vous imposer le ‘’plan
comptable’’ hors duquel, selon lui, il n’est
point de salut. C’est inexact. Entré en vigueur
en 1983, le dit plan n’est obligatoire que pour les
entreprises commerciales.
Le CE est par contre soumis à des règles comptables
fixées par le code du travail.
• Compte-rendu détaillé
de la gestion financière de l’ensemble de l’exercice.
Présenté comme un plan prévisionnel,
il permet de contrôler les écarts entre prévisions
et réalisations.
• Ressources et dépenses intégrales
dont le CE a disposé pendant l’exercice, pour
son fonctionnement propre ainsi que pour toutes les activités
qu’il gère ou contrôle. Le bilan du comité
: c’est une photographie du patrimoine, comprenant les
actifs ‘’immobilisés et circulant’’,
les dettes du CE, les réserves et provisions, les emprunts
et dettes, le passif et l’actif de fin d’exercice.
• Affichage sur le tableau de la
représentation syndicale du compte rendu comptable,
afin que le personnel en prenne connaissance.
• Compte-rendu détaillé aux
nouveaux élus de la gestion et remise de toutes
les pièces comptables.
• Le tableau de financement : il
énumère les ressources du CE, de tous ordres,
et leurs utilisation, également de toute nature.
Les petits CE peuvent néanmoins faire l’économie
de ce dernier état.
METHODE COMPTABLE
Les règles fixées par le code du travail n’empêchent
hélas pas la confusion, voir le flou artistique.
A chaque CE ses méthodes, la rubrique ‘’loisirs’’,
par exemple, pourra comprendre chez les uns la bibliothèque,
chez les autres le domaines sociales, ou les sports ou les
vacances. Ailleurs, la rubrique ‘’dépenses’’
pourra inclure aussi bien les frais de formation des élus,
que l’achat de timbres ou de papier à lettre.
Est-il besoin de préciser que ces confusions portent
préjudice au sérieux des CE !
Il faut établir une distinction entre budget et fonctionnement,
budget des activités sociales et culturelles ...
On retient habituellement deux types de ventilation des
mouvements de fonds :
• par secteurs d’activités : sections,
commissions, associations, ateliers, clubs.
• par types de dépenses ou de recettes : salaires,
services, frais généraux, amortissements ...
La répartition par activité correspond au
plan comptable analytique, la répartition par nature
des fonds correspond au plan comptable général.
Ces deux plans sont complémentaires.
g) PLAN
COMPTABLE ANALYTIQUE
Il est indispensable et très souvent utilisé.
Plus ou moins bien. Il faut distinguer une comptabilité
‘’dotation de fonctionnement’’ d’une
comptabilité ‘’dotation pour les activités
socioculturelles’’.
Dotation de fonctionnement
La dotation de fonctionnement est obligatoire ( loi Auroux)
et son taux minimum est fixé à 0,2 % de la masse
salariale. Rappelons qu’elle couvre les frais de fonctionnement
général, la formation des élus, le fonctionnement
des attributions de contrôle de la situation économique
et sociale de l’entreprise, l’information des
salariés, l’utilisation des frais d’experts.
On peut en considérer les grandes lignes générales
pour les subdiviser.
• Fonctionnement général
dépenses administratives, experts, conseils extérieurs.
• Secteur économique
études, analyses, formations, documentation.
• Instances élues.
• Secteur info-communication
catalogues, imprimés, autres communications.
Dotation aux activités socio-culturelles
Chacun a son propre découpage. Plus ou moins cohérent.
Plus ou moins rigoureux.
En général on ne sait pas définir avec
précision les notions : culture, loisirs, social. Et
comment répartir les différentes activités.
Un séjour linguistique se classe-t-il dans la culture,
les vacances, les loisirs, le social ?
Nous vous proposons là aussi une nomenclature type
qui peut être retenue
pour l’établissement des lignes comptables.
• Protection et action sociale
(mutuelle, retraite, secours, aides, primes).
• Activités culturelles
• Activités sportives
• Séjours de courte durée
• Séjours de longue durée
(congés payés, vacances, voyages ...).
• Restauration
• Activités commerciales
En respectant ce découpage par secteur d’activités,
il est possible d’affiner. A chaque ligne pourra correspondre
la dépense d’une section ou celle d’un
sous-ensemble. Chaque section pourra être détaillée
en introduisant de nouvelles lignes par type de bénéficiaires
salariés, conjoints, enfants, retraités...
PLAN COMPTABLE GENERAL
Utilisé avec le plan analytique il permet une description
très précise de la situation comptable.
Chaque ligne des secteurs d’activités avec
ses sous-ensembles sera ventilée par colonnes correspondant
à la nature de la dépense. S’agit-il du
versement d’un salaire, d’une subvention, d’un
achat ?
Pour ce plan comptable le CELIC propose de distinguer quatre
grands ensembles de dépenses.
Les dépenses directes pour le socio-culturel
: achat de matériel, de prestations, subventions
individuelles, partenaires ‘’offreurs d’activités’’.
Les dépenses pour le développement
qualitatif. Elles visent à renforcer sa compétence
et l’efficacité du CE : information des salariés,
formation des élus et autre responsables, informations,
documentation, assistance, conseils, études, experts.
Les frais généraux de fonctionnement
(loyers, charges ...) de bureau, P et T, déplacement,
salaires et charges sociales, impôts et taxes.
Gestion financières : frais financiers
(agios...), provisions et réserves pour amortissements.
Pour les recettes, cinq comptes :
• Dotations
• Produits de location
• Produits financiers de placement
• Remboursements, participation des salariés
• Autres subventions : les dons par
exemple
Un compte cession d’actif peut y être ajouté.
ENREGISTREMENT
Une comptabilité rigoureuse nécessaire à
une bonne gestion demande de l’organisation.
Il faut noter toutes les opérations et les enregistrer
sur deux cahiers au moins, un pour les dépenses et
les recettes de fonctionnement, l’autre pour les activités
sociales et culturelles. Vous pourrez en ouvrir un troisième
si vous avez la gestion de tout ou partie du 0,9 % logement.
Sur chaque cahier tracez six colonnes c’est un minimum.
Ecrivez en tête de chacune : la date, la nature de l’opération,
les recettes en liquide, les recettes, les dépenses
par chèques ou autres.
‘’Gestion et comptabilité des CE’’,
un ouvrage très clair publié par le CELIC, pourra
vous être utile. De nombreux organismes pourront aussi
vous aider à cette tâche ardue qui est la vôtre.
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